Communiqué de presse INTERPOL
14 novembre 2007 |
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Des policiers et des scientifiques spécialisés réunis à l’occasion d’une conférence INTERPOL
sur l’ADN
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| L’orateur invité John Dickinson exhorte les délégués à tirer le meilleur parti de la base de données génétiques d’INTERPOL pour aider à sauver des vies. |
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| Plus de 120 délégués assistent à la conférence qui met en lumière les progrès réalisés en matière d’analyse génétique.
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LYON (France) – La 5ème Conférence internationale INTERPOL sur l’utilisation des techniques de l’ADN à l’intention des enquêteurs s’est ouverte aujourd’hui à Lyon sur un appel à un accroissement des échanges de profils génétiques au niveau international et à une utilisation plus efficace des techniques de l’ADN pour faire avancer les enquêtes menées au quotidien par la police.
Cette conférence de trois jours rassemble environ 120 spécialistes des sciences légales, administrateurs de bases de données et chefs de laboratoires d’une cinquantaine de pays et de trois organisations internationales.
Les délégués assisteront à des exposés sur l’utilisation de l’ADN pour identifier les victimes de catastrophes telles que le tsunami qui a dévasté l’Asie en 2004, les attentats qui ont visé le World Trade Center en 2001 et l’ouragan Katrina en 2005. Ils débattront également de la coopération et des normes internationales dans ce domaine, ainsi des nouvelles techniques, et écouteront plusieurs pays leur faire part de leur expérience en matière d’analyse génétique.
Ouvrant la conférence, le Secrétaire Général d’INTERPOL Ronald K. Noble a souligné l’intérêt porté par l’organisation aux techniques de police scientifique et exhorté les participants à adopter des mesures afin de communiquer à INTERPOL les profils génétiques des étrangers arrêtés dans leurs pays.
"Je pense que si cette mesure est systématiquement appliquée, elle contribuera grandement à résoudre d’importantes affaires non élucidées," a déclaré M. Noble.
La base de données génétiques d’INTERPOL a été créée en 2003 et contient actuellement 71 300 profils communiqués par 46 pays. Il s’agit de la seule base de données mondiale qui facilite la mise en commun et la comparaison des profils entre l’ensemble des 186 pays membres de l’organisation. Jusqu’ici, 17 pays ont signé la Charte INTERPOL, appelée Passerelle internationale en matière d’ADN, qui permet la comparaison automatique de profils communiqués par différents pays.
Les progrès réalisés en ce qui concerne l’échange entre services de police de profils ADN provenant de scènes de crime de plusieurs pays ont été salués par l’orateur invité, John Dickinson, du Royaume-Uni, qui a commencé à faire campagne pour l’échange international des profils génétiques après le viol et le meurtre de sa fille Caroline, alors âgée de 13 ans, lors d’un séjour dans une auberge de jeunesse en France en 1996.
Mettant en exergue le long combat pour identifier et faire condamner le meurtrier de sa fille, M. Dickinson a déclaré que l’échange de profils génétiques par-delà les frontières devrait être systématique.
"L’échange structuré de données génétiques au niveau international – comme le permet aujourd’hui la Passerelle INTERPOL en matière d’ADN – est très important, et il est essentiel d’agir rapidement si l’on veut exploiter au maximum les possibilités offertes par la base de données pour aider d’une manière décisive à sauver des vies", a-t-il déclaré devant les délégués.
L’Espagnol Francisco Arce Montes a été reconnu coupable du meurtre de Caroline en 2004 grâce à des éléments de preuve génétiques après avoir été arrêté pour d’autres faits à Miami (États-Unis) en 2001.