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9 January 2009



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Communiqué de presse INTERPOL
14 novembre 2007

   
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La lutte contre la contrefaçon de produits pharmaceutiques au centre des débats d’une conférence en Indonésie
L’ANASE, la Chine, l’OMS et INTERPOL conjuguent leurs efforts pour la première fois



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JAKARTA (Indonésie) – La première conférence organisée conjointement par l’ANASE, les autorités indonésiennes, l’Organisation mondiale de la santé et INTERPOL sur la contrefaçon des produits pharmaceutiques en Asie du Sud-Est et en Chine s’est ouverte aujourd’hui sur un appel à un accroissement de la coopération au niveau mondial pour lutter contre cette forme de criminalité en plein essor, qui, au dire des experts, met en péril la santé publique et favorise le développement du crime organisé.

"Le secteur de la santé ne peut à lui seul lutter avec succès contre les faussaires ; ce combat requiert une collaboration effective entre toutes les parties concernées", a déclaré le Dr Valerio Reggi, un haut fonctionnaire du Département Technologie de la santé et produits pharmaceutiques de l’OMS, dont le bureau joue le rôle de secrétariat pour le Groupe spécial international de lutte contre la contrefaçon des produits à usage médical (IMPACT).

"Notre mission commune est de mettre un terme à la fabrication et au commerce des contrefaçons de produits médicaux et de contribuer à rendre les médicaments dont la qualité est garantie accessibles à tous ceux qui en ont besoin. C’est possible – si nous agissons ensemble."

La contrefaçon de produits pharmaceutiques s’est développée dans les pays de l’ANASE et en Chine, qui sont en passe de devenir d’importants centres de production, de distribution et de commercialisation de faux médicaments. L’OMS estime que jusqu’à 30 % des médicaments vendus dans certaines régions d’Asie du Sud-Est sont des contrefaçons.

La Conférence ANASE-Chine sur la lutte contre la contrefaçon de produits médicaux rassemble pour la première fois des représentants d’organismes de contrôle du médicament, de la police, des douanes, de l’industrie pharmaceutique (fabricants et grossistes) et des professionnels de la santé des 10 États membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) plus la Chine.

La conférence est organisée sous les auspices d’IMPACT, une initiative lancée par l’OMS qui regroupe ses 193 États membres, 10 organisations internationales – dont INTERPOL -, des associations représentant l’industrie pharmaceutique (fabricants et grossistes), des professionnels de la santé et d’autres organisations non gouvernementales.

L’OMS et INTERPOL intensifient actuellement leur coopération pour lutter contre la criminalité liée aux produits pharmaceutiques dans la région en s’employant à renforcer la coordination entre les parties intéressées, à associer les États membres de l’ANASE et la Chine aux initiatives internationales, à déterminer les actions à entreprendre au niveau régional, et à mettre en place un mécanisme pour faire en sorte que les affaires leur soient signalées.

Aline Plançon, officier spécialisé de l’Unité de lutte contre les atteintes à la propriété intellectuelle d’INTERPOL et co-présidente du sous-comité d’application d’IMPACT, a indiqué qu’INTERPOL était particulièrement bien placé pour aider les pays à démanteler les réseaux criminels se livrant à la contrefaçon de produits pharmaceutiques.

Avec le soutien de l’OMS, INTERPOL a animé un groupe d’experts scientifiques internationaux ayant procédé à une évaluation de renseignements sur la contrefaçon d’antipaludéens. Cette évaluation a abouti à l’arrestation, en Chine et au Myanmar, de plusieurs malfaiteurs appartenant à de groupes organisés transnationaux, à la saisie de centaines de milliers de faux produits et au démantèlement du réseau criminel impliqué, lors d’une opération baptisée du nom de code Jupiter-Asie du Sud-Est.

"L’opération Jupiter-Asie du Sud-Est illustre la façon dont un problème régional de contrefaçon de médicaments peut être réglé par INTERPOL avec l’aide des autorités sanitaires, et peut servir de modèle pour l’avenir. Elle prouve aussi que si les parties prenantes des différentes disciplines mettent en commun leurs données, leur expertise et leurs ressources, il est possible de s’en prendre aux activités du crime organisé transnational et d’obtenir des résultats tangibles à son encontre", a déclaré Mme Plançon.

Le chef de l’Agence nationale indonésienne des médicaments et de l’alimentation, le Dr Husniah Rubiana Thamrin Akib, a lui aussi souligné l’importance d’un solide partenariat entre les autorités sanitaires et les services chargés de l’application de la loi.

Une enquête menée conjointement par l’agence et la police nationale indonésienne a mis au jour un entrepôt rempli de boîtes de médicaments d’une valeur de plus de 2,7 millions d’USD. Des tests ont confirmé que deux médicaments sur trois étaient des faux et que près d’un quart avait été importé illégalement.

"La contrefaçon de produits pharmaceutiques constitue une menace mondiale. Elle ne se contente pas de menacer les emplois et les profits des sociétés, mais elle met aussi sérieusement en danger des vies humaines", a déclaré le Dr Akib.

 

Last modified on 30 Apr 2008 
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