Communiqué de presse INTERPOL
06 novembre 2006 |
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Selon INTERPOL, les vides juridiques mettent en péril les efforts de prévention du bioterrorisme.
Les pays membres sont encouragés à adopter des législations ou à renforcer les législations existantes.
KIEV (Ukraine) – INTERPOL a lancé aujourd’hui la deuxième phase de son programme de prévention du bioterrorisme, en organisant un atelier spécialisé à l’intention des hauts responsables de l’application de la loi destiné à favoriser la prise de conscience et la compréhension de cette forme de criminalité.
Cette réunion de trois jours, qui se tient à Kiev et à laquelle assistent des représentants de la police de
23 pays, portera sur un ensemble de questions telles que les risques biologiques, la sécurité des laboratoires, la détection du bioterrorisme et l’importance de la législation pour lutter contre la menace que celui-ci représente.
Prenant la parole au cours de la cérémonie d’ouverture, le Ministre de l’Intérieur ukrainien, M. Yuriy Lutsenko, a déclaré que la menace que constitue le bioterrorisme doit être prise au sérieux.
"Je tiens à encourager chacun des pays présents à soutenir les activités d’INTERPOL. Ce n’est que par la coopération et la coordination que nous pouvons espérer combattre la menace bioterroriste, qui si elle n’est pas contenue pourrait avoir des conséquences dévastatrices".
La première phase du programme de prévention du bioterrorisme d’INTERPOL avait mis en évidence l’absence de législation à l’appui de l’action de la communauté des services chargés de l’application de la loi comme l’un des problèmes les plus importants. En septembre, INTERPOL a lancé son initiative de lutte contre le bioterrorisme pour s’attaquer à la question selon trois axes principaux :
- acquérir une connaissance approfondie des cadres juridiques des pays membres dans le domaine du bioterrorisme ;
- recenser les lacunes en matière de législation et d’information ;
- aider les pays membres à élaborer des lois.
"Une législation efficace est indispensable pour que les services de police puissent disposer d’outils de prévention et d’enquête sur la menace bioterroriste", a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble. "Alors que nombre de pays membres reconnaissent la nécessité de lois spécifiques pour combattre cette menace, jusqu’ici seuls quelques-uns ont élaboré ou mis en place la législation nécessaire".
L’Unité de prévention du bioterrorisme du Secrétariat général d’INTERPOL à Lyon travaillera avec l’interlocuteur désigné dans chaque Bureau central national d’INTERPOL afin de faire en sorte que ces lacunes soient recensées.
"Il est urgent de mettre en place la législation appropriée, car sans cela, les services chargés de l’application de la loi n’ont souvent ni cadre juridique ni pouvoir pour agir", a indiqué le Professeur Barry Kellman, conseiller juridique de l’Unité de prévention du bioterrorisme d’INTERPOL.
L’une des autres mesures prises par INTERPOL est l’élaboration de son Guide de préparation et de réponse à un attentat bioterroriste, qui explique aux services chargés de l’application de la loi, de façon exhaustive et étape par étape, comment se préparer à un attentat bioterroriste et comment le gérer.
Un répertoire de ressources sur la prévention du bioterrorisme a par ailleurs été créé sur le site Web d’INTERPOL, donnant accès à du matériel pédagogique, à des documents scientifiques, à des principes généraux en matière de planification et de gestion de crise ainsi qu’à d’autres informations essentielles.