Communiqué de presse INTERPOL
25 novembre 2005 |
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INTERPOL et les Nations Unies organiseront un exercice international de réponse aux crises.
Le Président d’INTERPOL a également appelé à la tenue d’une réunion mondiale sur les droits de l’homme.
LE CAP (Afrique du Sud) – Le Groupe consultatif stratégique d’INTERPOL (GCSI) a proposé qu’INTERPOL et les Nations Unies organisent conjointement un exercice de simulation en matière de réponse aux crises, afin d’améliorer la coordination internationale lorsqu’il s’agit de faire face à des catastrophes de grande ampleur.
Le GCSI a été créé en juin 2005 dans le but d’aider INTERPOL à répondre aux menaces croissantes que constituent le terrorisme mondial, la criminalité transnationale et la progression de la criminalité de haute technologie. Il a approuvé à l’unanimité la proposition d’organiser avec les Nations Unies un "exercice en salle" réunissant de hauts responsables d’organismes internationaux et d’organisations non gouvernementales.
Cet exercice, qui pourrait avoir lieu en 2006, serait le premier pas vers l’élaboration d’une méthode professionnelle, structurée et fiable de déploiement rapide à l’échelle internationale de moyens visant à répondre à des situations de crise provoquées par des attentats terroristes ou des catastrophes naturelles.
"Ces dernières années, nous tous avons été témoins de tragédies d’origine naturelle ou délibérément provoquées, nécessitant toutes une réaction rapide et efficace de la part d’un certain nombre de services parmi lesquels la police, les organisations humanitaires et les autorités sanitaires" a déclaré le Président d’INTERPOL, M. Jackie Selebi. "Cette proposition d’organiser un exercice INTERPOL/Nations Unies de simulation de réponse aux crises contribuera à faire en sorte qu’à l’avenir, toute l’aide nécessaire puisse être apportée à ceux qui en ont le plus besoin, lorsqu’ils en ont le plus besoin."
Après le tsunami survenu en Asie en décembre 2004, INTERPOL a déclenché la plus importante mobilisation opérationnelle de son histoire afin d’aider à coordonner les opérations internationales d’identification des victimes et de fournir un soutien en matière de logistique et de télécommunications aux autorités des pays touchés par la catastrophe.
Les membres du GCSI ont également demandé au Président Selebi d’organiser une réunion mondiale rassemblant les polices des pays membres d’INTERPOL, afin de réaffirmer avec force l’opposition de l’organisation à la torture et son respect de la dignité de toute personne humaine.
"Nous avons adopté une série de résolutions d’une portée considérable dont nous sommes certains qu’elles auront une forte incidence sur la manière dont s’effectue le travail de police dans le monde entier, et qu’INTERPOL est le seul à pouvoir mettre en œuvre en raison du rôle unique qu’il joue dans le domaine de l’application de la loi au niveau international" a indiqué Lord John Stevens, président du GCSI et ancien directeur de la Police métropolitaine de Londres.
"Le Président Selebi, qui avait déjà apporté une importante contribution dans le domaine des droits de l’homme, est la personne la plus à même de réunir les services de police du monde entier sur ce sujet".
Le Groupe a en outre recommandé qu’INTERPOL soutienne et facilite la formation, notamment permanente, de la police dans ses pays membres, par l’intermédiaire d’écoles, d’universités et d’instituts de recherche, et qu’il encourage les actions de formation permanente et les accords de collaboration entre les Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) et les autorités judiciaires concernées dans les pays membres.
Il a également été convenu que pour développer encore la coopération policière internationale, chaque pays membre d’INTERPOL devrait renforcer son B.C.N. et faire tout son possible pour mettre un policier à disposition soit au Secrétariat général à Lyon, soit dans l’un des bureaux régionaux d’INTERPOL.
"Le système de communication mondial d’INTERPOL garantit déjà que nos Bureaux centraux nationaux puissent recevoir des informations de police essentielles en appuyant simplement sur une touche" a déclaré M. Ronald K. Noble, Secrétaire Général d’INTERPOL. "En renforçant nos B.C.N. et en ayant des policiers de chacun de nos 184 pays membres physiquement présents au Secrétariat général ou dans un bureau régional, les succès que nous avons déjà obtenus seraient considérablement amplifiés et profiteraient largement à la communauté internationale des services chargés de l’application de la loi".
La prochaine réunion du GCSI se tiendra à Lyon en février 2006. Le Secrétariat général y rendra compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations.
Recommandations du GCSI, réunion du Cap
24-25 novembre 2005
Le Groupe consultatif stratégique d’INTERPOL recommande ce qui suit :
- Les chefs de police ont des obligations et des responsabilités au-delà de leurs frontières au regard du renforcement et du développement de la coopération policière internationale.
- Le Président d’INTERPOL devrait convoquer une réunion mondiale en vue d’affermir l’opposition des forces de police des pays membres à la torture et de signifier la nécessité du respect de la dignité de tous.
- La coopération policière internationale se trouverait améliorée par le renforcement des Bureaux centraux nationaux d’INTERPOL ainsi que par la mise à disposition soit dans un Bureau sous-régional soit au Secrétariat général, à Lyon (France), par chaque pays membre, d’au moins un fonctionnaire de police. Par principe, chaque pays membre devrait faire tout son possible pour mettre à disposition un fonctionnaire de police.
- Il est nécessaire qu’INTERPOL joue un rôle important en soutenant et en facilitant la formation, y compris permanente, de la police dans ses pays membres notamment en établissant et en entretenant des liens forts avec les écoles de police, les universités et les instituts de recherche.
- Pour être efficace, la coopération policière internationale nécessite une solide relation de travail entre INTERPOL et les autorités judiciaires concernées de ses pays membres, ainsi qu’une compréhension mutuelle de leurs rôles respectifs. En conséquence, les actions de formation permanente devraient être encouragées, de même que la conclusion d’accords de coopération entre les Bureaux centraux nationaux d’INTERPOL et les autorités judiciaires en question.
- INTERPOL devrait organiser un "exercice en salle" conjoint Nations Unies/INTERPOL en vue d’une meilleure coordination de la réponse à apporter en cas de crise.
Les membres du Groupe consultatif stratégique d’INTERPOL sont :
L’ancien Directeur de la Police métropolitaine de Londres, Lord John Stevens (Président), les anciens Directeurs des polices du Nicaragua – M. Franco Montealegre Callejas –, de la Jamaïque – M. Francis Forbes, également ancien Président de la l’Association des Chefs de police des Caraïbes – et de Hong Kong – M. Tsang Yam Pui –, le Secrétaire général adjoint à la sûreté et à la sécurité des Nations Unies – Sir David Veness –, M me Abimbola Jolaade Ojomo, ancien Directeur adjoint ( Deputy Inspector General) de la police nigériane et déléguée pour l’Afrique au Comité exécutif d’INTERPOL (1999-2002), le Président de la Naif Arab University for Security Sciences (NAASS) – Dr Abdulaziz Sagr Al-Ghamdi –, le juge Baltasar Garzón del Real, de l’Audiencia Nacional espagnole, M. Jacques Franquet, Préfet et ancien Directeur central de la Police judiciaire (DCPJ), et M. Gerry W. Lynch, Président honoraire du John Jay College of Criminal Justice de New York.