Communiqué de presse INTERPOL
31 août 2004 |
|
Une cellule d'INTERPOL envoyée au Bangladesh pour aider les enquêteurs de police en leur fournissant des services d'appui en matière d'analyse et de police scientifique
LYON (France) - Une cellule d'INTERPOL composée de deux spécialistes
est actuellement au travail au Bangladesh où elle fournit des services
en matière d'analyse, de police scientifique et autres aux autorités
nationales, afin de les aider à identifier et à appréhender
les responsables de l'attaque à la grenade qui a fait 20 morts et des
centaines de blessés le 21 août.
Les cellules de crise INTERPOL sont envoyées sur les lieux des attentats
terroristes de grande ampleur ou d'autres infractions graves lorsque les services
de police nationaux estiment qu'un tel appui est nécessaire. Des cellules
ont récemment été envoyées en Espagne, en Indonésie,
en Inde, en Arabie saoudite, au Liban, en Bosnie-Herzégovine et en Ouzbékistan,
où elles ont apporté l'aide de spécialistes et assuré
la liaison entre la police nationale et les services de police des 181
pays membres d'INTERPOL.
Les diverses bases de données d'INTERPOL - qui contiennent des informations
sur des millions de passeports et autres documents de voyage volés, d'empreintes
digitales, de profils génétiques, et de véhicules volés
- et son
système mondial ultramoderne de communication policière
peuvent s'avérer extrêmement utiles aux autorités nationales
chargées d'enquêter sur un attentat de grande ampleur. Par ailleurs,
INTERPOL peut donner des conseils en matière d'identification des victimes
de catastrophes et de gestion des scènes de crime.
"Nous constatons de plus en plus que les polices des pays où ont
eu lieu des actes criminels de grande ampleur font appel à INTERPOL pour
les aider à appréhender ceux qui sont responsables du meurtre
d'innocents", a déclaré le Secrétaire Général,
Ronald K. Noble. "Nous
sommes heureux de pouvoir proposer des services en matière d'analyse
et de police scientifique et assurer la liaison entre les enquêteurs nationaux
et les polices de nos pays membres".
Les cellules de crise INTERPOL sont envoyées dans les pays membres dans
le but d'apporter une assistance technique spécialisée concernant
le travail de police, et non pour s'immiscer dans le débat politique
ou pour jouer un rôle d'observateur international dans une enquête
nationale particulière.
M. Noble a indiqué que l'opinion émise par un parti politique
bangladais quel qu'il soit, selon laquelle INTERPOL interviendrait dans une
affaire où il ne pourrait pas agir en toute impartialité dénote
en fait une méconnaissance de l'Organisation. L'article
3 de son statut lui interdit en effet toute intervention dans des activités
à caractère politique, militaire, religieux ou racial.
"C'est la raison pour laquelle les gens font confiance à INTERPOL
et pensent d'abord à lui lorsqu'ils ont besoin d'une aide professionnelle,
impartiale et apolitique dans leur travail de police," a ajouté
M. Noble.
INTERPOL, qui compte 181 pays membres, est la plus grande organisation policière
internationale. Il a été créé en 1923 pour aider
les polices du monde entier à coopérer plus efficacement.
Chaque pays membre possède un Bureau central national INTERPOL, dont
l'effectif se compose de fonctionnaires de la police nationale. Au Secrétariat
général d'INTERPOL à Lyon (France), des policiers de plus
de 65 pays, la plupart mis à disposition par leurs pays d'origine pour
deux ou trois ans, travaillent côte à côte dans l'une ou
l'autre des langues officielles de l'Organisation : l'anglais, le français,
l'espagnol et l'arabe.