| Le Budget de l'OIPC-Interpol |
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1. Préparation et adoption du budget
2. Structure du budget
3. Exécution du budget
4. Contrôle budgétaire
5. Comment contacter le Secrétariat général
Le budget peut être défini comme un acte juridique par lequel
l'Organisation estime ses ressources et ses dépenses annuelles. Il constitue
en effet la base juridique pour collecter les ressources et autoriser les dépenses
dans le cadre de l'exécution d'un programme ou d'une activité.
L'ensemble des opérations financières qui découlent de
cet acte est régi par quatre types de réglementation :
- les textes fondateurs que sont le Statut et Règlement général
de l'Organisation ;
- le Règlement financier, adopté par l'Assemblée
générale, qui pose les principes budgétaires, comptables
et financiers généraux ;
- le Règlement d'application, adopté par le Comité
exécutif, qui définit ses domaines de compétences
et précise les principes généraux ;
- les modalités pratiques de ces règles, édictées
par le Secrétaire général dans des instructions de service,
destinées à assurer la gestion quotidienne des opérations
financières.
1. Préparation et adoption du budget
Le Secrétariat général est chargé de préparer
les documents budgétaires conformément aux prescriptions du Règlement
financier. Ces documents sont ensuite transmis au Comité exécutif
pour approbation, puis diffusés aux Membres de l'Organisation.
L'Assemblée générale est la principale autorité
budgétaire. Elle a pour fonction de fixer la politique financière
de l'Organisation (article 8 g) du Statut). Elle vote le budget sur une base
annuelle.
Une fois le budget adopté par l'Assemblée générale,
le versement des contributions devient obligation juridique pour les Etats
membres. L'article 52 du Règlement général de l'Organisation
prévoit en conséquence un dispositif de sanction pour les membres
qui ne s'acquittent pas de cette obligation deux années de suite qui
consiste en la suspension du droit de vote de ces membres aux réunions
ainsi qu'en la suspension des avantages et services accordés par le Secrétariat
général.
2. Structure du budget
- Les ressources
Le budget de l'Organisation repose sur plusieurs sources de financement
:
- les contributions statutaires versées par les Etats membres
: elles sont calculées en fonction d'une clé de répartition
adoptée par l'Assemblée générale (
AG-2001-RAP-02
). Cette quote-part varie en fonction de la capacité de paiement
des Etats membres et oscille entre 13.26% (Etats-Unis) et 0,03% (116 pays).
Ces contributions constituent la plus large part des ressources budgétaires
(83 %).
- les contributions volontaires sont versées par les Etats
membres en sus de leur contribution statutaire, souvent pour financer
un projet particulier. Les Bureaux Sous-régionaux sont actuellement
financés en partie par ce type de ressources, versées par
les Etats membres de la région du BSR concerné.
- les dons, legs et subventions sont versés par des entités
privées ou publiques autres que les gouvernements centraux. Il
peut s'agir de la Mairie de Lyon subventionnant une construction (ex :
un parking) ou de dons caritatifs. Souvent ce type de ressource est également
attaché (dit affecté) à la réalisation d'un
projet particulier.
- les recettes diverses constituent les produits engendrés
par l'Organisation elle-même : impôt prélevé
sur le personnel, royalties, ventes de la boutique, gains de change
Elles
restent relativement limitées (9.5% des ressources).
- les produits de parrainage, destinés à être
développés, sont la contrepartie financière versée
par des prestataires privés cherchant à sponsoriser une
activité de l'Organisation.
On distingue les ressources affectées des ressources non affectées.
Ainsi, le budget ordinaire de l'Organisation, composé des contributions
statutaires et des recettes diverses est par définition l'ensemble
des ressources n'ayant pas reçu d'affectation particulière tandis
que les fonds dits extra-budgétaires, composés des subventions
et des contributions volontaires, sont des ressources affectées puisque
devant être dépensées pour la réalisation d'un
projet spécifique. Selon qu'elles sont affectées ou non affectées,
ces ressources sont soumises à des règles de gestion et de suivi
différentes.
Néanmoins, un seul document, le budget consolidé, réunissant
budget ordinaire et fonds extra-budgétaires, est présenté
à l'Assemblée générale pour adoption. Ne figurent
pas cependant dans le budget consolidé certaines ressources, par exemple,
la mise à disposition de personnel, les fonds versés ponctuellement
par la Commission européenne ou par des Etats membres dans le cadres
de projets.
- Les dépenses
Le budget est présenté à l'Assemblée générale
sous une forme spécifique. Les dépenses sont ventilées
et approuvées par programme, puis au sein des programmes, regroupées
par nature (ou chapitre). Cette ventilation (en lignes budgétaires)
doit être respectée lors de l'exécution du budget par
le Secrétaire Général car elle témoigne de la
volonté de l'Assemblée générale de fixer les domaines
d'activité prioritaires de l'Organisation.
Les dépenses peuvent être divisées en deux catégories
distinctes :
- les dépenses de fonctionnement, financées à
travers le budget ordinaire et composées essentiellement des frais
de personnel, formation, réunions et missions, télécommunications
et maintenance ;
- les dépenses financées par les Fonds de l'Organisation
(art. 18 et suivants du Règlement financier et résolutions
de l'Assemblée générale pertinentes) dont la nature
est liée directement aux Fonds (investissement, indemnités,
projets financés par contributions volontaires
).
3. Exécution du budget
L'exécution du budget revient au Secrétaire général
qui rend compte au Comité exécutif et à l'Assemblée
générale sous forme de rapports des résultats de sa gestion
financière. A ce titre, il répartit au sein du Secrétariat
Général les responsabilités financières de chacun,
principalement par le biais des délégations financières.
L'acte de délégation désigne les membres du personnel du
Secrétariat général habilités à signer en
lieu et place du Secrétaire Général en fonction du montant
et de la nature de l'opération (cf. Fiche Délégations financières).
Afin de garantir la sécurité et la régularité des
dépenses et ainsi la bonne utilisation des ressources de l'Organisation,
toutes les opérations sont fortement encadrées. Chaque dépense
effectuée au sein du Secrétariat est le résultat d'un processus
en 3 étapes :
- le Secrétaire Général ou la personne ayant reçu
délégation du Secrétaire Général s'engage
juridiquement et financièrement envers quelqu'un : un membre de son
personnel par la signature d'une lettre d'engagement, un fournisseur par un
bon de commande de fournitures de bureau
- le Secrétaire Général ou la personne à qui
une délégation financière a été accordée
par le Secrétaire Général donne l'ordre de payer la dette
au comptable (dit "ordonnancement") ;
- le comptable effectue le paiement et libère la dette de l'Organisation
après vérifications.
Parallèlement, chaque dépense doit satisfaire un certain nombre
de conditions pour être valide :
- La personne autorisant la dépense a reçu compétence
pour ce faire dans les délégations financières ;
- La dépense est prévue au budget (sur une ligne budgétaire) ;
- Des crédits sont encore disponibles sur ladite ligne budgétaire ;
- Certaines dépenses doivent également faire l'objet de procédures
internes particulières (appels d'offre, réforme d'équipement
)
Le budget n'étant qu'une estimation des ressources et des dépense
pour une année, des ajustements peuvent être nécessaires
au cours de l'exécution. Dans le strict cadre du montant voté
par l'Assemblée générale, le Secrétaire Général
a ainsi possibilité de transférer des crédits au sein d'un
même programme (les fonds prévus pour une mission non effectuée
peuvent ainsi être utilisés pour de la formation au sein du même
programme). En revanche, lorsqu'il est question de dépasser les prévisions
budgétaires ou de transférer des crédits d'un programme
à un autre, seul le Comité exécutif a autorité.
4. Contrôle budgétaire
- Audit interne
La charge du contrôle financier et de gestion internes revient au Bureau
de planification et de contrôle (MPPO), rattaché directement
au Secrétaire Général. Sa tâche est de rendre compte
au Secrétaire général de la bonne utilisation des fonds
de l'Organisation tant en terme d'objectifs que d'économies, de formuler
des recommandations destinées à optimiser d'une année
sur l'autre l'utilisation du budget dans un ou plusieurs des domaines définis
dans un programme d'activité au début de chaque exercice financier.
Le contrôle budgétaire quotidien revient à chaque Directeur
pour le budget qui a été alloué à leur Direction
pour l'année. Ce contrôle passe par une autorisation écrite
de chaque dépense (l'ordonnancement).
- Audit externe
Un contrôle externe de la gestion financière est confié
à un Vérificateur extérieur, nommé pour 3 ans
par l'Assemblée générale. Cette fonction est généralement
attribuée à un l'organisme public d'un Etat membre (Cour des
Comptes). Il établit de façon indépendante un rapport
annuel sur la gestion financière de l'Organisation, remis à
l'Assemblée générale. Il est chargé de vérifier
les comptes, l'application des règles financières, d'alerter
sur les cas de fraude ou de gaspillage, les excès de dépense
et tout autre dysfonctionnement du système présidant à
la gestion financière de l'Organisation.
- Contrôle de l'Assemblée générale
C'est aux vues des rapports remis par le Secrétaire Général
et le Vérificateur extérieur que l'Assemblée générale
donne quitus pour le budget de l'année écoulée.
3. Comment contacter le Secrétariat général
Pour les questions relatives à des affaires criminelles précises,
prière de contacter la police ou le bureau Interpol de votre pays.
Dernière mise à jour 15 juillet 2003