Le
rôle d'Interpol en matière de recherche d'individus en vue d'extradition
Conventions internationales mentionnant le rôle de transmission
d'Interpol
(liste non exhaustive)
1. Conventions adoptées sous l'égide du Conseil de l'Europe
- Convention européenne d'extradition (Paris, 1957) (Traités
européens, STE N° 24)
Article 16 (3) : La demande d'arrestation provisoire sera transmise aux
autorités compétentes de la Partie requise soit par la voie
diplomatique, soit directement par la voie postale ou télégraphique,
soit par l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol),
soit par tout autre moyen laissant une trace écrite ou admis par
la Partie requise. L'autorité requérante sera informée
sans délai de la suite donnée à sa demande.
- Convention européenne sur l'entraide judiciaire en matière
pénale (Strasbourg, 1959) (Traités européens, STE N°
30)
Article 15 (5) : Dans les cas où la transmission directe est admise
par la présente Convention, elle pourra s'effectuer par l'intermédiaire
de l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol).
- Convention européenne pour la surveillance des personnes condamnées
ou libérées sous condition (Strasbourg, 1964) (Traités
européens, STE N° 51)
Article 27 (3) : En cas d'urgence, les communications visées au
paragraphe 2 du présent article peuvent être transmises par l'intermédiaire
de l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol).
- Convention européenne pour la répression des infractions
routières (Strasbourg, 1964) (Traités européens, STE
N° 52)
Article 15 (3) : En cas d'urgence, les communications visées au
paragraphe 2 du présent article pourront être transmises par
l'intermédiaire de l'Organisation internationale de police criminelle
(Interpol).
- Convention européenne sur la valeur internationale des jugements
répressifs (La Haye, 1970) (Traités européens, STE N°
70)
Article 15 (2) : En cas d'urgence, les demandes et communications pourront
être transmises par l'intermédiaire de l'Organisation internationale
de police criminelle (Interpol).
- Convention européenne sur le rapatriement des mineurs (La Haye,
1970) (Traités européens, STE N° 71)
Article 21 : Les communications entre autorités centrales relatives
à l'application de la présente Convention peuvent être
transmises par l'intermédiaire de l'Organisation internationale de
police criminelle (Interpol).
- Convention européenne sur la transmission des procédures
répressives (Strasbourg, 1972) (Traités européens, STE
N° 73)
Article 13 (2) : En cas d'urgence, les demandes et communications pourront
être transmises par l'intermédiaire de l'Organisation internationale
de police criminelle (Interpol).
- Convention européenne sur le contrôle de l'acquisition
et de la détention des armes à feu par des particuliers (Strasbourg,
1978) (Traités européens, STE N° 101)
Article 9 (2) : Le cas échéant, les notifications peuvent
être transmises par l'intermédiaire de l'Organisation internationale
de police criminelle (Interpol).
- Convention européenne relative au blanchiment, au dépistage,
à la saisie et à la confiscation des produits du crime (Strasbourg,
1990) (Traités européens, STE N° 141)
Article 24 (3) : Toute demande ou communication formulée en application
des paragraphes 1 et 2 du présent article peut être présentée
par l'intermédiaire de l'Organisation internationale de police criminelle
(Interpol).
- Accord relatif au trafic illicite par mer mettant en uvre l'article
17 de la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants
et de substances psychotropes (Strasbourg, 1995) (Traités européens,
STE N° 156)
Article 18 (2) (Communication entre autorités désignées)
: Les autorités désignées en vertu de l'Article 17
communiquent directement entre elle.
Lorsque, pour toute raison, une communication directe s'avère impraticable,
les Parties peuvent convenir d'utiliser les réseaux de communication
de l'O.I.P.C.?Interpol ou ceux du Conseil de coopération douanière
[Organisation mondiale des douanes].
- Convention pénale sur la corruption (Strasbourg, 1999) (Traités
européens, STE N° 173)
Article 30 (3) (Correspondance directe) : Toute demande ou communication
formulée en application des paragraphes 1 et 2 du présent
article peut être présentée par l'intermédiaire
de l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol).
- Convention sur la cybercriminalité (Budapest, 2001) (Traités
européens, STE N° 185)
Article 27 (9) (b) : Toute demande ou communication formulée au
titre du présent paragraphe peut l'être par l'intermédiaire
de l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol).
2. Conventions adoptées sous l'égide de l'Organisation des Nations
Unies
- Convention des Nations Unies contre le trafic illicite des stupéfiants
et des substances psychotropes (Vienne, 1988) (N° d'enregistrement 27627)
Article 7 (8) : [...] La transmission des demandes d'entraide judiciaire et
de toute communication y relative se fait entre les autorités désignées
par les Parties ; la présente disposition s'entend sans préjudice
du droit de toute Partie d'exiger que ces demandes et communications lui soient
adressées par la voie diplomatique et, dans les cas urgents, si les
Parties en conviennent, par l'intermédiaire de l'O.I.P.C.?Interpol
si cela est possible.
- Traité type d'extradition des Nations Unies (1990)
Article 9 (1) (Arrestation provisoire) : En cas d'urgence, l'Etat requérant
peut demander l'arrestation provisoire de l'individu en attendant la présentation
d'une demande d'extradition. La demande d'arrestation provisoire sera transmise
par l'intermédiaire de l'Organisation internationale de police criminelle,
par la voie postale ou télégraphique, ou par tout autre moyen
laissant une trace écrite.
- Règlement de procédure et de preuve adopté en 1994
par le Tribunal international chargé de juger les personnes présumées
responsables de violations graves du droit international humanitaire commises
sur le territoire de l'ex-Yougoslavie depuis 1991 (tribunal créé
par la résolution 827 du Conseil de sécurité des Nations
Unies) (IT/32/Rev.16)
Article 39 : Aux fins des enquêtes, le Procureur est habilité
à obtenir [...] l'aide de tout organisme international, y compris
l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol).
- Statut de Rome de la Cour pénale internationale (Rome, 1998)
(A/CONF.183/9)
Article 87 (b) (1) (Demandes de coopération : Dispositions générales/Autorités
compétentes pour présenter ou recevoir des demandes/transmission
des demandes) :
S'il y a lieu, sous réserve des dispositions de l'alinéa a)
ci-dessus, les demandes peuvent être également transmises par
l'Organisation internationale de police criminelle - INTERPOL - ou par toute
autre organisation régionale appropriée.
- Convention internationale pour la répression du financement du
terrorisme (New York, 1999) (A/RES/54/109)
Article 18 (4) : Les Etats parties peuvent échanger des informations
par l'intermédiaire de l'Organisation internationale de police criminelle
(Interpol).
- Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale
organisée (A/55/383)
Article 18 (13) : [...]. Les demandes d'entraide judiciaire et toute communication
y relative sont soumises aux autorités centrales désignées
par les Etats parties. La présente disposition s'entend sans préjudice
du droit de tout Etat partie d'exiger que ces demandes et communications
lui soient adressées par des voies diplomatiques et, en cas d'urgence,
si les parties en conviennent, par l'intermédiaire de l'Organisation
internationale de police criminelle, si cela est possible.
3. Convention adoptée sous l'égide de l'Union européenne
- Convention d'application de l'Accord de Schengen du 14 juin 1985 entre
les gouvernements des Etats de l'Union économique Bénélux,
de la République fédérale d'Allemagne et de la République
française relatif à la suppression graduelle des contrôles
aux frontières communes (Schengen, 1995) (Décret N° 95-304
du 21 mars 1995, JORF du 22 mars 1995)
Article 53 (2) : Le paragraphe 1 ne porte pas préjudice à
la faculté de l'envoi et du renvoi des demandes de ministère
de la justice à ministère de la justice ou par l'intermédiaire
des bureaux centraux nationaux de l'Organisation internationale de police
criminelle.
- Convention portant création d'un Office européen de police
(convention Europol) (Bruxelles, 1995) (SN 3549/95)
Article 42 (2) : Dans la mesure où cela est nécessaire pour
accomplir les fonctions définies à l'article 3, Europol peut
en outre établir et maintenir des relations avec les Etats tiers
et autres instances tierces au sens de l'article 10 paragraphe 4 points
4, 5, 6, 7 (Le point 7 fait expressément référence
à l'Organisation internationale de police criminelle).
- Projet d'Acte du Conseil établissant la Convention relative à
l'entraide pénale entre les Etats membres de l'Union européenne
(1999/C 251/01)
Article 6 (4) (Transmission des demandes d'entraide) : Toute demande visée
au paragraphe 1 peut, pour des raisons d'urgence, être présentée
par l'intermédiaire de l'Organisation internationale de police criminelle
(Interpol) ou tout organe compétent selon les dispositions établies
en vertu du Traité sur l'Union européenne.
- Décision cadre relative au mandat d'arrêt européen
adoptée lors du Conseil Justice et Affaires intérieures du 13
juin 2002
Article 10 : s'il n'est pas possible de recourir au Système d'information
Schengen, l'autorité judiciaire d'émission peut faire appel
aux services d'Interpol pour communiquer le mandat d'arrêt européen.
4. Instrument adopté sous l'égide du CommonwealthI
- Commonwealth Scheme for the Rendition of Fugitive Offenders
Clause 4 (1) (Provisional warrants) : Where a fugitive offender is, or
is suspected of being, in or on his way to any part of the Commonwealth
but no warrant has been endorsed [...] or issued [...], the competent judicial
authority in that part of the Commonwealth may issue a provisional warrant
for his arrest on such information and under such circumstances as would,
in the authority's opinion, justify the issue of a warrant if the returnable
offence of which the fugitive is accused has been an offence committed within
the authority's jurisdiction and for the purposes of this paragraph information
contained in an international notice issued by the International Criminal
Police Organisation (INTERPOL) in respect of a fugitive may be considered
by the authority, either alone or with other information, in deciding whether
a provisional warrant should be issued for the arrest of that fugitive.
(1)
5. Convention adoptée sous l'égide de la Communauté économique
des Etats d'Afrique de l'Ouest
- Convention d'extradition (Abuja, 1994)
Article 22 (3) : La demande d'arrestation provisoire sera transmise aux
autorités compétentes de l'Etat requis soit par la voie diplomatique,
soit directement par la voie postale ou télégraphique, soit
par l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol), soit
par tout autre moyen laissant une trace écrite ou admis par l'Etat
requis [...].
6. Convention adoptée sous l'égide de l'Organisation des Etats
américains (OEA)
- Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic
illicites d'armes à feu, de munitions, d'explosifs et d'autres matériels
connexes (Washington, 1997) (AG00784.E)
Preamble : Recognizing the importance of strengthening existing international
law enforcement support mechanisms such as the International Weapons and
Explosives Tracking System (IWETS) of the International Criminal Police
Organization (INTERPOL), to prevent, combat, and eradicate the illicit manufacturing
of and trafficking in firearms, ammunition, explosives, and other related
materials; (2)
7. Exemple de convention multilatérale mentionnant Interpol
- Accord de Coopération en matière de police criminelle
entre le Bénin, le Ghana, le Nigeria et le Togo (Lagos, 1984)
Article 3 : Les Bureaux centraux nationaux - Interpol serviront d'organe
de liaison entre les différents services de sécurité
des Parties contractantes.
- Accord de coopération en matière de contrôle du
trafic illicite de narcotiques et substances psychotropes entre les ministres
de l'Intérieur d'Azerbaïdjan, d'Arménie, de Biélorussie,
de Géorgie, du Kazakhstan, de Moldavie, de Russie, du Tadjikistan,
du Turkménistan, d'Ouzbékistan, d'Ukraine et d'Estonie (Kiev,
1992)
Article 3 (d) : Les informations seront transmises par les moyens de communication
recommandés par Interpol.
- Agreement on Co-operation to
prevent and Combat Trans-border Crime between the Governments of Romania,
Albania, Bulgaria, Bosnia-Hertzegovina, Greece, F.R.Y. Macedonia, Republic
of Moldova, Turkey and Hungary (Bucharest, 1999) (3)
Article 2 (4) : In order to improve the effectiveness of the prevention,
detection, investigation and prosecution of trans-border criminal violations,
and as active members of ICPO-Interpol for police matters, World Customs
Organization for customs matters, the SECI [Southeast European Cooperative
Initiative] participating countries shall exchange and develop criminal
information in partnership with their law enforcement authorities and with
the Interpol General Secretariat and WCO. (4)
8. Exemples de conventions bilatérales mentionnant Interpol
- Convention d'extradition entre la France et le Canada (1988)
Article 13 (1) (Arrestation provisoire) : En cas d'urgence, les autorités
compétentes de l'Etat requérant peuvent demander l'arrestation
provisoire de la personne réclamée soit par la voie diplomatique,
soit directement par la voie postale ou télégraphique, soit
par l'entremise de l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol),
soit par tout autre moyen laissant une trace écrite. [...]
- Convention d'extradition entre la France et l'Australie (1988)
Article 9 (1) (b) : La demande d'arrestation provisoire sera transmise
soit par la voie d'Interpol, soit par la voie postale ou télégraphique,
soit par tout autre moyen laissant une trace écrite.
- Par ailleurs, les accords bilatéraux de police passés
par l'Allemagne depuis 1994 avec des Etats non parties aux accords de Schengen
comportent systématiquement le corps de phrase :
[...] "sans préjudice de l'échange d'informations par
l'intermédiaire des B.C.N. d'Interpol".
(1) Article 4 (1) (mandats
d'arrêt provisoires) : Lorsqu'un malfaiteur en fuite se trouve ou est
soupçonné de se trouver ou de se rendre dans toute partie du Commonwealth,
mais qu'aucun mandat n'a été contresigné dans les formes
prévues par l'article 3(1)(a) ou délivré dans les formes
prévues par l'article 3(1)(b), l'autorité judiciaire compétente
dans cette partie du Commonwealth est fondée à délivrer
un mandat d'arrêt provisoire à l'encontre de ce malfaiteur si elle
estime que l'infraction dont il est accusé peut donner lieu à
extradition et qu'un mandat aurait été délivré s'il
avait commis cette infraction dans son ressort. Dans ces conditions, l'autorité
judiciaire peut ne prendre en compte que les informations contenues dans une
notice internationale de l'Organisation internationale de police criminelle
(Interpol), ou prendre en compte également d'autres informations, pour
décider si un mandat d'arrêt provisoire doit ou non être
délivré à l'encontre du malfaiteur.
(2) Préambule :
Reconnaissant qu'il est important de renforcer les mécanismes internationaux
existants d'appui à la répression tels que le système IWETS
(Weapons and Explosives Tracking System) de l'Organisation internationale de
police criminelle - Interpol pour prévenir, combattre et éliminer
la fabrication et le trafic illicites d'armes à feu, de munitions, d'explosifs
et autres matériels connexes...
(3) Accord de coopération
visant à prévenir et combattre la criminalité transfrontières,
entre les gouvernements de la Roumanie, de l'Albanie, de la Bulgarie, de la
Bosnie-Herzégovine,
de la Grèce, de l'ex-République yougoslave de Macédoine,
de la République de Moldova, de la Turquie et de la Hongrie (Bucarest,
1999)
(4) Article 2 (4) : Afin
d'améliorer l'efficacité de la prévention et de la détection
des infractions transfrontières, ainsi que des enquêtes et des
poursuites relatives à ces infractions, et en tant que membres actifs
de l'O.I.P.C.-Interpol pour les affaires de police et de l'Organisation mondiale
des douanes (OMD) pour les affaires douanières, les pays participant
à la SECI (Initiative de coopération pour l'Europe du Sud-est)
échangeront et exploiteront les informations de police en collaboration
avec leurs autorités nationales chargées de l'application de la
loi, le Secrétariat général de l'O.I.P.C.-Interpol et l'OMD.
Dernière mise à jour 18 mars 2003
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