MIND/FIND
Offrir aux services chargés de l'application de la loi, dans le monde entier, un accès instantané aux bases de données d'Interpol.
Protéger les frontières de votre pays
Interpol donne aux pays la possibilité d’offrir à leurs fonctionnaires de première ligne un accès instantané à ses nombreuses bases de données. Ces bases de données contiennent des millions d’informations de police sur des individus ou des biens transmises par les pays membres, constituant une vaste collection de données comme il n’en existe aucune autre, ni au niveau régional, ni au niveau national.
Interpol gère une base de données sur les passeports, les cartes d’identité et les visas déclarés volés ou perdus par les pays du monde entier, appelée « Base de données sur les documents de voyage volés ou perdus (SLTD) ». Cet outil permet aux fonctionnaires de première ligne de vérifier immédiatement si un document de voyage a été volé ou perdu. Interpol possède également des bases de données sur les véhicules automobiles volés et sur les personnes recherchées.Des millions de documents de voyage volés ou perdus sont actuellement en circulation. Comment un fonctionnaire des services de l’immigration, dans un aéroport, un port maritime ou à un poste-frontière terrestre, peut-il savoir si un passeport a été volé ou non ? Quelles sont les conséquences, au regard de la sécurité nationale, de l’entrée d’un terroriste ou d’un malfaiteur dans un pays en présentant un document de voyage volé et sous une fausse identité ?
Pour ce qui est des vérifications sur le terrain, la plupart des pays se tournent vers leurs propres sources d’informations nationales. Or, la criminalité se mondialise de plus en plus. Un accès immédiat à des informations internationales actualisées est donc essentiel si l’on veut empêcher les malfaiteurs de se déplacer sans entraves pour se soustraire à l’action de la justice ou commettre de nouvelles infractions.
Pour aider les pays à se connecter facilement, Interpol a mis au point deux solutions intégrées, appelées FIND (Fixed Integrated Network Database) et MIND (Mobile Integrated Network Database), qui peuvent toutes deux être incorporées au système de vérification assistée par ordinateur dont dispose un pays. MIND peut même être utilisé par un pays ne possédant pas un tel système.
Utiliser FIND ou MIND a deux avantages :
- Accès à des données internationales
- Les données sont accessibles instantanément.
- Recherches rapides : un système automatique envoie les requêtes aux serveurs national et d’Interpol et renvoie simultanément les réponses obtenues de ces deux sources.
- Des systèmes de sécurité de pointe protègent l’accès aux données.
- Incorporation dans les systèmes existants
- Pas de changement dans le travail journalier des fonctionnaires de première ligne et aucune formation spéciale requise.
- Pas de barrière linguistique car la façon de procéder est la même que pour la consultation des bases de données nationales.
- Adaptation facile aux capacités et aux besoins particuliers des pays.
Comment cela marche-t-il ?
Un fonctionnaire peut envoyer une requête au système national en passant simplement un passeport sur un scanner ou en saisissant manuellement le numéro du document en question. La réponse obtenue indique si oui ou non ce document correspond à un document enregistré dans la base de données.
La requête est envoyée simultanément à une base de données nationale (s’il en existe une) et soit à la base de données d’Interpol située au Secrétariat général (FIND) soit à une copie des données contenues dans la base de données du Secrétariat général à laquelle il est possible d’accéder localement (MIND), via la système mondial de communication policière d’Interpol, I-24/7.
Le fonctionnaire recevra des réponses de ces deux provenances en quelques secondes seulement. Un système d’alerte automatique notifie aux pays membres concernés l’existence de concordances potentielles.
Quelle solution convient-elle le mieux ?
Tout dépend de l’infrastructure de chaque pays. La solution MIND est proposée lorsqu’un pays ne peut, pour une raison ou une autre, utiliser FIND. Des membres du personnel d’Interpol travailleront avec votre pays pour trouver la meilleure configuration technique susceptible d’héberger une solution intégrée qui satisfasse aux conditions techniques, juridiques et opérationnelles de votre pays.
FIND – Fixed Interpol Network Database
Cette solution fournit un accès « en ligne », par le réseau I-24/7, aux bases de données d’Interpol via un système intégré qui permet une communication entre les serveurs d’un pays et ceux du Secrétariat général .
- Le voyageur présente le passeport, qui est scanné par l’agent de la police des frontières.
- Une vérification est effectuée le concernant dans la base de données nationale.
- Une vérification est effectuée dans la base de données SLTD du Secrétariat général d’Interpol.
MIND – Mobile Interpol Network Database
Cette solution fournit un accès en mode autonome aux bases de données d’Interpol. Grâce à I-24/7, le Secrétariat général peut fournir aux pays membres une copie des informations que contiennent ses bases de données, auxquelles il devient possible d’accéder localement en établissant une communication avec les serveurs nationaux existants. La gestion de MIND est entièrement assurée par le Secrétariat général, qui se charge également de la mise à jour des données. Les mises à jour sont automatiquement effectuées à chaque nouvel enregistrement de données.
- Le voyageur présente le passeport, qui est scanné par l’agent de la police des frontières.
- Une vérification est effectuée le concernant dans la base de données nationale.
- Une vérification est effectuée via le serveur national dans le dispositif MIND en place dans le pays.
- Le dispositif MIND local contient une copie de la base de données SLTD du Secrétariat général d’Interpol.
- Le système SLTD met automatiquement à jour le dispositif MIND en place dans le pays à chaque nouvel enregistrement saisi.
Sur quelle assistance technique compter ?
Des fonctionnaires du Secrétariat général d’Interpol et du Bureau central national (B.C.N.) de votre pays seront là pour vous aider pendant l’installation et par la suite, en cas de besoin. Le service de support technique du Secrétariat général est joignable 24 heures sur 24 pour aider à l’exécution de toutes les étapes.
Les quatre étapes de la mise en place
- Contact et présentation
- Premier contact entre le Secrétariat général et le B.C.N. de votre pays
- Désignation de la ou des personnes à contacter pour les questions organisationnelles et techniques
- Présentation par le Secrétariat général aux utilisateurs des fonctionnalités et des spécifications techniques
- Accord de principe pour poursuivre le projet
- Évaluation et plan d’action
- Envoi par le B.C.N. d’une lettre officielle exprimant l’intention de mettre en place un système intégré
- Constitution d’une équipe composée de membres du Secrétariat général, du B.C.N., ainsi que d’utilisateurs et d’informaticiens du pays
- Évaluations fonctionnelles et techniques
- Acceptation du plan d’action, calendrier de mise en œuvre inclus.
- Mise en œuvre et à l’essai
- Aménagement de l’infrastructure nationale conformément aux spécifications techniques
- Mise à l’essai, en conditions réelles, des aspects fonctionnels et techniques entre le Secrétariat général et certains services de police nationaux
- Confirmation du bon fonctionnement du protocole technique et que l’application peut être utilisée au niveau national
- Déploiement et maintenance
- Ouverture de l’accès au système aux services de police nationaux
- Évaluation du système afin de s’assurer qu’il fonctionne bien dans tous ses éléments, et modification, si nécessaire
- Assistance permanente de la part du service de support technique du Secrétariat général, en cas de besoin
N.B. : L’autorisation d’accéder aux bases de données d’Interpol doit être accordée par les B.C.N. des pays membres. Le B.C.N. et l’ensemble des utilisateurs d’un pays doivent s’engager à respecter les conditions d’accès et les obligations prescrites par l’organisation.
Une large adhésion
Cette initiative a reçu l’aval de plusieurs réseaux régionaux de chefs de police et le soutien du G8, de l’Union européenne, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, des membres de l’APEC (forum de Coopération économique Asie-Pacifique), de l'Organisation de l'aviation civile internationale International et du Conseil de sécurité des Nations Unies par sa résolution 1617, adoptée en juillet 2005.