L’École supérieure INTERPOL de lutte anticorruption
"Œuvrer ensemble à l’avènement d’un monde sans corruption en promouvant et en défendant l’intégrité, la justice et la prééminence du droit"
Énoncé de la mission de l’École supérieure INTERPOL de lutte anticorruption
L’École supérieure de lutte anticorruption aura le statut d’organisation à but non lucratif et sa gestion s’effectuera sous les auspices d'INTERPOL. Elle travaillera en collaboration avec le Bureau anticorruption créé spécialement par INTERPOL, ainsi qu'avec de nombreux partenaires stratégiques.
L’École sera le premier établissement d’enseignement au monde spécialisé dans la lutte contre la corruption.
Des locaux de formation entièrement équipés et meublés
INTERPOL tient à saluer l’extraordinaire engagement personnel et professionnel dont ont fait preuve le gouvernement autrichien et feu la ministre de l’Intérieur Liese Prokop pour faire du rêve de l’Autriche et d’INTERPOL une réalité.
Le gouvernement autrichien a accepté de mettre à la disposition de l'École une infrastructure ultra-moderne dotée d’espaces d’habitation et de restauration. Le bâtiment proposé, qui fait partie d’un élégant monastère du XVIème siècle, offrira un site et un environnement idéaux pour un institut d’enseignement supérieur de cette nature. Ce bâtiment sera adapté et comportera, une fois ces aménagements apportés, des salles de cours et informatiques, des logements et des lieux de restauration, ainsi qu’une partie réservée à l’étude.
Un programme ancré dans la réalité
Des spécialistes de renommée mondiale, des professionnels et des professeurs émérites seront recrutés par l’École afin qu’elle puisse devenir l’établissement le plus innovant au monde à dispenser une formation théorique et pratique ainsi qu’à fournir une assistance opérationnelle et à mener des travaux de recherche en matière de lutte contre la corruption. Par ailleurs, afin de répondre plus spécifiquement au besoin des pays en développement confrontés à des enquêtes plus complexes, l’École sera aussi un lieu de discussion où l’on pourra exprimer et échanger des idées novatrices pour résoudre les problèmes les plus épineux rencontrés par la communauté mondiale des services chargés de l'application de la loi.
C’est sur le programme d’études, élaboré par des enseignants expérimentés et des spécialistes de la lutte contre la corruption, que reposera tout le succès de l’École. Les sujets abordés seront notamment la surveillance d’affaires de corruption retentissantes et les enquêtes les concernant, la création et la gestion de services indépendants, la comptabilité d’investigation, la déontologie, la localisation et la récupération d’avoirs, le blanchiment de fonds et le recueil de preuves informatiques. Le programme sera composé d’un ensemble de modules sur différents thèmes. Les élèves pourront choisir de suivre un ou plusieurs de ces modules, les cycles de formation pouvant durer d’une semaine à trois mois. Les travaux qu’il s’agira d’accomplir, à la fois pratiques et théoriques, porteront sur des cas concrets reposant sur les législations, les cultures et les capacités de différents pays.
L’École s’emploiera à obtenir un agrément officiel en négociant des accords avec des universités réputées afin de permettre à ses diplômés de demander la validation des unités de valeur acquises, en vue d’équivalences dans des matières telles que le droit et la justice pénale.
La recherche sera également une priorité importante de l’École.
La formation sera assurée non seulement par des cours théoriques mais aussi par des conférences, des séminaires et des ateliers. L’École servira de centre de réflexion et disposera des compétences et des moyens matériels pour mener des travaux de recherche pour le compte d’autres organisations, sous réserve de financement. Elle encouragera en outre la coopération et la collaboration entre les divers acteurs de la lutte anticorruption.
Le projet de création de l’École est conforme aux prescriptions de nombre des articles de la Convention des Nations Unies contre la corruption – qui est entrée en vigueur le 15 décembre 2005 – ainsi que d'autres conventions et traités
sur la lutte anticorruption ; il est également cohérent avec les dispositions prises
par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour garantir la mise en œuvre de ladite convention.
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© Photodisc
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Un personnel enseignant de renom
L’École emploiera à temps complet des professeurs et des chercheurs possédant des titres universitaires supérieurs, et recrutera des conférenciers et des intervenants de renom pour compléter ces compétences. Outre une formation, des travaux de recherche et une méthodologie de qualité, elle offrira à ses élèves l’occasion de côtoyer des spécialistes de langues et de cultures diverses venant des milieux universitaires, de l’administration publique, du secteur privé, d’organisations non gouvernementales, d’agences de développement et d’institutions financières internationales.
La structure de direction
L’administration courante de l’École sera confiée à un doyen. La direction de l’École devrait également comporter un organe de surveillance, afin de s’assurer que l’enseignement, la gestion administrative, la politique générale et la manière dont les responsabilités sont acquittées demeurent de haut niveau. La composition et le rôle de cet organe directeur sont actuellement à l'étude.
Afin que les objectifs stratégiques ci-après puissent être atteints, un comité de gestion du projet éducatif a été nommé début 2007. Composé d’experts provenant de diverses écoles du monde entier, ce comité formulera, en collaboration avec les spécialistes d’INTERPOL, des recommandations sur différentes questions ayant trait à la formation théorique et pratique, aux travaux de recherche et à la gestion de l’École.
Objectifs stratégiques
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| Ce bâtiment, don du gouvernement autrichien, accueillera la nouvelle École supérieure INTERPOL-UNODC de lutte anticorruption. |
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Contribuer au financement de l’École reviendra pour les bailleurs de fonds à aider à créer le premier centre d’excellence international au monde spécialisé dans l’éradication de la corruption à tous les niveaux de la société. Avec le temps, l’École pourra élargir son domaine d’action, au-delà de la formation et de la recherche, à :
- l’aide à la mise en application de la Convention des Nations Unies contre la corruption et d’autres conventions internationales ;
- la formation et le déploiement de professionnels de la lutte contre la corruption au niveau national ;
- la mise en place d’un réseau international anticorruption ;
- la garantie de l’existence de bonnes pratiques internationales et de l’uniformité des normes relatives à la prévention, la détection et la répression de la corruption.
À terme, ces actions aboutiront à une plus grande transparence au sein du secteur public et du secteur privé, ce qui restaurera la confiance publique dans les institutions. Les sociétés privées, en particulier les grandes multinationales, verront leurs coûts diminuer, de même que le gaspillage. D’autres organisations internationales et non gouvernementales pourront trouver dans l’École un partenaire précieux dans leur combat pour des sociétés stables et justes.
Les objectifs stratégiques de l’École sont les suivants :
- professionnaliser le travail de lutte anticorruption et favoriser l’échange de pratiques et de normes entre les juridictions du monde entier ; et
- améliorer les compétences et les performances de l’ensemble des organismes, personnes morales ou personnes physiques du monde entier dont la principale fonction est de prévenir, détecter ou réprimer la corruption.
Pour les atteindre, l’École va mettre en œuvre les activités ci-dessous :
- Élaboration de programmes originaux fondés sur les connaissances des professeurs de l’École et sur celles d’autres experts spécialisés dans la lutte contre la corruption.
- Formation continue d’un noyau de plus en plus important de professionnels de la lutte anticorruption, en s’appuyant dans une large mesure sur la formation en ligne.
- Recrutement d’intervenants et de professeurs dotés d’une grande expérience pratique, qui pourront développer et améliorer les programmes d’études de base afin de permettre à l’École de conserver un important niveau de spécialisation dans les disciplines en question, et de bénéficier d'un apport constant de connaissances et d'informations nouvelles.
- Mise au point d’un mécanisme de retour d’informations entre les élèves et le corps enseignant de l’École, afin que la pratique acquise par ces élèves dans leurs pays respectifs soit incorporée dans les futurs programmes.
- Mise en place de programmes de recherche novateurs en coordination avec d’autres organismes internationaux et universités de recherche, afin de fournir aux pays et aux organisations internationales des informations essentielles sur les stratégies de lutte anticorruption efficaces. Ces programmes de recherche auront pour effet de donner aux pratiques mondiales de lutte contre la corruption un caractère d’innovation permanent.
- Participation aux travaux de groupes chargés de la définition de normes et d’autres organisations mondiales œuvrant dans le domaine de la lutte contre la corruption, afin de permettre à l’École d’étendre son influence dans la pratique quotidienne.
- Collaboration avec d’autres écoles et avec des universités visant à professionnaliser le travail de lutte anticorruption, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre de différents traités tels que la Convention des Nations Unies contre la corruption, mais aussi apport d’une formation aux techniques d’enquête et mise en commun d’informations correspondant aux situations des différents pays.
Objectifs de financement et collecte de fonds
Dans un premier temps, et non des moindres, le gouvernement autrichien a généreusement accepté :
- de mettre à disposition des locaux d’enseignement, de formation et de recherche ultra-modernes, entièrement équipés et meublés ; et
- d’organiser une conférence, afin de présenter l’École aux décisionnaires, aussi bien du secteur public que du secteur privé.
L’École aura le statut d’organisation non gouvernementale à but non lucratif, et les contributions à son financement seront déductibles des impôts dans la majorité de nos pays membres.
Une campagne de collecte de fonds est en cours afin de recueillir une première somme de 15 millions d’euros pour financer les frais de fonctionnement de l’École pendant une durée de trois ans au-delà de laquelle elle devrait s’autofinancer grâce aux recettes provenant des frais de scolarité, de dons, de contrats de recherche et de services annexes tels que la vente de publications, les frais d’inscription aux conférences et de courtes formations à l’intention des cadres.
Pour faire en sorte que l’École soit accessible à tous, l’aide financière d’organisations internationales, de gouvernements, d’agences de développement et du secteur privé sera sollicitée afin que des élèves originaires de pays moins développés puissent aussi bénéficier de cet enseignement.
Des informations complémentaires seront fournies prochainement aux secteurs public et privé par le responsable du projet, de même que des précisions sur les déductions fiscales possibles.