| Le Centre de commandement et de coordination |
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Le Centre de commandement et de coordination (CCC) relie entre eux le Secrétariat général d’Interpol, ses Bureaux centraux nationaux dans l’ensemble de ses 187 pays membres et ses bureaux régionaux. Il fonctionne 24 heures sur 24 dans les quatre langues officielles de l’Organisation et sert de premier interlocuteur pour tout pays membre en situation de crise.
Les activités du CCC s’articulent autour de trois missions essentielles :
- Déterminer le degré d’urgence de chaque message reçu par le Secrétariat général et répondre immédiatement aux requêtes qui le nécessitent.
- Coordonner l’échange de renseignements et d’informations pour les opérations importantes concernant plusieurs pays.
- Jouer un rôle en matière de gestion de crise lors d’événements graves tels que des attentats terroristes, et coordonner l’assistance spécialisée.
Pour son travail, le CCC met pleinement à profit un certain nombre de services offerts par Interpol, notamment :
- l’interrogation, avec réponse instantanée, de bases de données sur des personnes (dossiers nominatifs), sur les véhicules volés, sur les documents de voyage perdus ou volés, sur les empreintes digitales, sur les profils génétiques, etc.,
- la publication rapide de notices,
- le soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite,
- le soutien aux opérations d’identification des victimes de catastrophes (IVC) et la coordination de ces opérations.
Autre mission importante du CCC : la coordination du déploiement de cellules de crise sur les lieux de grandes catastrophes ou d’attentats terroristes. Ainsi, le CCC est à l’origine de l’intervention d’Interpol en Asie du Sud-Est, au lendemain du tsunami du 26 décembre 2004. Dès l’annonce par les médias de ce qui s’était passé, le CCC a contacté les pays touchés pour leur proposer l’assistance d’Interpol. Il a par ailleurs informé de la situation son réseau d’équipes d’IVC nationales et proposé de coordonner les opérations d’identification.
Une cellule de crise a aussitôt été envoyée en Thaïlande pour évaluer la situation et entreprendre sur place la coordination et la gestion des données pour les plus de vingt équipes d’IVC arrivées sur le terrain. Des cellules de crise Interpol ont par la suite été envoyées au Sri Lanka et en Indonésie.
Immédiatement après les attentats à la bombe perpétrés contre des gares de Madrid, en mars 2004, une cellule de crise composée d’officiers spécialisés et d’analystes hispanophones a été dépêchée sur place pour aider à l’enquête. Grâce à la coordination assurée par le CCC, un certain nombre de pistes d’enquête se sont fait jour et des rapports de renseignement ont été élaborés qui ont été très utiles à la police nationale espagnole. Plus récemment, des cellules de crise ont été envoyées au Bangladesh et à Bali (Indonésie), à la suite des attentats terroristes qui y avaient été commis.
Lors d’événements d’envergure comme les Jeux olympiques, le CCC coordonne le soutien que le Secrétariat général apporte aux autorités chargées de l’application de la loi du pays hôte en y affectant un officier de liaison d’Interpol. Cet officier de liaison dispose d’une ligne directe avec le Secrétariat général et d’un terminal I-24/7 qui lui permet de :
- procéder à des vérifications dans les bases de données d’Interpol,
- envoyer des notices,
- demander un appui en matière d’analyse,
- accéder rapidement et facilement à tous les services fournis par Interpol.
Le CCC offre divers autres services, notamment la publication de notices orange, pour prévenir la police, les organismes publics et d’autres organisations internationales d’éventuelles menaces liées à des armes dissimulées, à des colis piégés et à d’autres objets ou matières dangereux. Un certain nombre de notices de ce type ont été publiées, notamment concernant des colis piégés envoyés à des députés européens et des dispositifs utilisés lors des attentats de Madrid mentionnés plus haut.
Le CCC contribue aussi à apporter une assistance supplémentaire, en collaboration avec les unités spécialisées du Secrétariat général, en trouvant à Interpol ou auprès des pays membres des spécialistes de différents domaines du travail de police tels que les sciences légales, l’ADN, la gestion de crise et les explosifs, qui puissent prêter leur concours en cas de besoin.
Le centre fonctionne 24 heures sur 24, 365 jours par an, grâce à un système de rotation d’équipes placées sous la direction de fonctionnaires de police mis à disposition au Secrétariat général par leur administration nationale. Chaque équipe est composée de personnes d’horizons et de nationalités différents, qui maîtrisent plusieurs langues.